J’ai écouté cette conférence plusieurs fois mais le fait de l’écrire m’a aidé à mieux retenir les propos de Gérald Hüther. Alors, pour les visuels, le texte est juste en dessous.
Et pour les auditifs, cliquez ici pour écouter la conférence.
Le neurobiologiste Gerald Hüther, parle d’une étude qui a été réalisée qui démontre que beaucoup de nos schémas de pensée sont transmis à nos proches, à ceux avec qui nous vivons, y compris nos enfants sans même en avoir conscience.
Dans l’expérience réalisée, trois scènes ont été montrées à des bébés de 6 mois. Dans la première, un petit bonhomme jaune essayait d’escalader une colline, il glisse et recule plusieurs fois et parvient à arriver au sommet. Dans la deuxième scène, le bonhomme jaune essaie à nouveau d’escalader la colline. Un bonhomme vert l’aide à monter en se plaçant derrière lui pour le pousser. Dans la troisième séquence, à nouveau le bonhomme jaune tente de grimper sur la colline mais cette fois-ci, un bonhomme bleu en haut de la colline le pousse et il retombe au pied de la colline. Juste après, les bébés ont été placés à une table. On leur a présenté le bonhomme vert et le bonhomme bleu. Tous les bébés, sans exception, ont pris le bonhomme vert, celui qui avait aidé le bonhomme jaune.
Les bébés de cet âge ne prennent pas ce qui ne leur plaît pas. Cette expérience prouve qu’aucun d’entre nous ne vient au monde en consumériste ou en égocentrique. Cet état d’esprit est donc une chose qui s’acquiert avec le temps.
Six mois plus tard, à l’âge d’un an, la même expérience a été reproduite et 10 à 20% des enfants ont pris le bonhomme bleu, celui qui avait repoussé l’autre. Qui a bien pu leur apprendre ça? Alors qu’ils ne parlent pas encore. Ces enfants n’ont fait qu’observer. Dans le système familial dans lequel ils grandissent se trouve quelqu’un qui arrive brillamment à ses fins, aux dépens des autres. Les enfants prennent exemple sur ceux qui réussissent. Donc les enfants deviennent comme nous. C’est la première bonne nouvelle. (suite…)
J’ai emprunté ce livre la semaine dernière à la bibliothèque. Je l’ai lu en 5 jours. Je me plaignais de ne plus avoir de livres qui me passionnent. Celui-ci m’a nourri.
Quand j’étais enseignante, j’avais fait quelques jours de formation sur la méthode développée par Anne-Marie Gaignard. Même si l’orthographe et la grammaire ne me posent pas trop de problèmes, juste quelques hésitations de temps en temps, je me rappelle avoir appris énormément d’astuces (pour moi et pour les enfants). J’ai un seul regret : avoir perdu mes notes prises pendant cette formation. Comme j’étais en petite section à cette époque, je n’ai pas pu appliquer mes connaissances fraichement acquises et j’ai fini par oublier cette formation.
Quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque, je l’ai emprunté sans hésitation. Je n’ai aucun regret. Il se lit très facilement et m’a apporté beaucoup de précisions sur la dyslexie et la dysorthographie. Eh oui, les enseignants (de mon époque en tout cas) ne sont pas formés! C’est fou, non! Et j’ai pris conscience de la souffrance engendrée par des difficultés en orthographe et en grammaire.
J’ai profité d’une virée au centre-ville pour acheter Hugo et les rois dans une librairie.
Je vous raconte la petite anecdote. Je suis allée au CDRD (bibliothèque pour enseignants) pour voir si j’allais me réabonner pour emprunter Hugo et les rois. Quand la bibliothécaire a cherché sur son ordi, je lui ai épelé G E I G N A R D. Et forcément, elle m’a répondu qu’ils ne l’avait pas. Comme quoi, l’orthographe est très utile. En cherchant « Hugo et les rois », elle a trouvé et j’ai pu les feuilleter mais j’ai préféré les acheter pour que les enfants que j’accueille puissent en profiter.
J’ai moi-même conçu, il y a quelques mois, une « méthode » pour aider les enfants à connaître la nature des mots. J’ai réussi à vendre que 3 exemplaires. Mais je ne me décourage pas. Grâce à ce travail, une petite fille de 7 ans aime la grammaire. Je réfléchis à nouveau à ce support. Peut-être que sous forme de PDF avec du matériel à découper et plastifier, ce n’est pas l’idéal. Je suis en train de le modifier sous forme de cahier. Quand j’aurai terminé, je le proposerai à nouveau aux éditeurs.
Mais je ne sais pas du tout dessiner malheureusement (un jour, j’apprendrai) et je vais avoir besoin d’un coup de pouce pour que le petit personnage que j’ai en tête puisse apparaître sur ce cahier. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez me contacter. Merci.
Je fais une exception à la règle, je publie le lien vers un article que je n’ai pas écrit moi-même. C’est Céline Alvarez qui est l’auteur. Je vous invite à le lire ici.
Si vous partiez à l’aventure, à la découverte de toutes vos potentialités pour récupérer toutes vos capacités?
Pirater son éducation, c’est se déprogrammer pour apprendre. Quand vous étiez enfant, on vous a sûrement dit : « t’es nul en maths, tu chantes faux, tu n’y arriveras jamais ». Ou depuis que vous êtes adulte : « c’est trop tard, tu es trop vieux ». On peut essayer de faire taire cette petite voix qui nous le rappelle en permanence. Essayez de vous faire confiance et lancez vous. Si vous avez envie d’apprendre l’anglais, à jouer du piano ou le jardinage depuis des années, c’est possible. Comme dirait André Stern, l’enthousiasme est l’engrais du cerveau. La curiosité et la motivation sont le moteur de tout apprentissage. La curiosité donne l’envie d’apprendre et la motivation donne un sens à cet apprentissage. Et vos enfants seront ravis de vous observer et de vous accompagner. L’inverse peut se produire également. Quand vos enfants se passionneront pour un sujet, vous aurez envie de réapprendre avec eux.
On apprend tous les jours et à tout âge. L’apprentissage ne se réduit ni à cette période de la vie où nous étions enfants ni à cette façon passive d’apprendre comme à l’école. Quand on est actif, on apprend. Mettre les outils à disposition des enfants et les laisser se les approprier en groupe (sans obligation de résultats) leur permet d’acquérir toutes les connaissances dont ils ont besoin. Et ils développeront d’autres compétences comme l’autonomie et l’empathie.
Quand la motivation vient de l’enfant ou de l’adulte, l’apprentissage active le système dopaminergique dans le cerveau et apporte plaisir et satisfaction, les connexions neuronales liées à cet apprentissage sont renforcées.
Moi quand je veux acquérir de nouvelles connaissances, je me dirige spontanément vers les supports écrits parce que je suis visuelle. D’autres auront besoin d’entendre une conférence, d’être dans l’action ou l’échange.
C’est un des luxes et une des forces de l’autodidacte : il peut choisir son mode d’apprentissage, son rythme, apprendre de ses erreurs sans jugement extérieur. (suite…)