Une rentrée en PS

Ma rentrée en septembre 2014 en PS restera toujours gravé dans ma mémoire. 

32 enfants de petite section dont une bonne moitié qui hurlait tous plus forts les uns que les autres. Quelques enfants moins effrayés qui se sont mis à pleurer en voyant les autres. 

Les parents qui n’osaient pas partir et laisser leurs petits dans cette ambiance complètement folle. 

Je me rappelle avoir rattrapé un enfant dans le couloir qui s’enfuyait en courant. J’avais fini par fermer la porte et complètement démunie, je m’étais dit : la journée va être longue. 

Une rentrée avec des PS (même si vous n’en avez pas 32) doit se faire dans de bonnes conditions ! 

Dans ces conditions là, c’est inhumain pour les petits, c’est inhumain pour l’instit et l’aide maternelle et c’est très difficile pour les parents. 

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Votre entrée dans le métier de prof des écoles

J’ai créé ce sondage car je me pose beaucoup de questions sur la formation initiale et sur comment vous vivez votre entrée dans le métier. 

Je ne vais pas vous mentir. Si vous prenez le temps de répondre à mes questions, cela vous prendra 10-15 minutes. Rédiger des réponses prend plus de temps que de juste cocher des cases. Mais vos réponses détaillées me permettront de mieux comprendre votre quotidien et de mieux vous accompagner. Merci d’avance. 

Le lien vers le sondage

Mon entrée dans le métier de professeur des écoles

Dans ma classe de MS-GS en août 2006

À la fin de ma première année de licence, j’ai su !

Cela m’est apparu comme une évidence, je voulais être professeur des écoles. 

Pas de temps à perdre, j’ai enchaîné les années à la fac, j’ai réussi mon concours du premier coup et j’ai enchaîné avec ma PE1 et ma PE2 comme on disait à l’époque. 

MES PREMIÈRES ANNÉES

J’ai débuté ma carrière en 2006 en MS-GS déterminée à être une super maîtresse ! 

Mais les choses se sont passées légèrement différemment. 

La maman de Charles et Rosalie me hurlait dessus ! J’avais 23 ans. Elle ne me faisait absolument pas confiance !

La maman d’Héloïse me disait que c’était ma faute si sa fille ne progressait pas.

Elle l’a changée d’école mais cela n’a pas effacé les difficultés de sa fille comme par magie. 

Et la papa de Marie-Jeanne m’avait hurlé dessus lors de la 1ère réunion parents profs parce que j’utilisais une mascotte (Biscotte) et que les enfants allaient confondre la réalité et l’imaginaire à cause de moi. 

C’était il y a 16 ans mais je m’en rappelle encore très bien. 

Heureusement que les enfants étaient là, ma super collègue et ma super directrice. 

Quand j’ai débuté, en plus d’éviter les cris des parents, mes préoccupations étaient : qu’est-ce que je vais leur faire faire aujourd’hui, cette semaine, ce mois-ci ? Quelle méthode est la plus pertinente ? Comment je vais faire pour garder le calme dans ma classe ? 

Je faisais de mon mieux pour choisir des outils pertinents mais je n’avais aucune légitimité avec mes deux années de formation. 

J’y consacrais tout mon temps libre car j’avais à coeur de préparer les meilleures séquences possibles. Mais le temps perdu en formation à comprendre la différence entre une progression et une programmation ne m’a pas donné les clés pour être une bonne maitresse. 

PRISE DE CONSCIENCE

En 2013, j’ai réalisé : 

  • Que la progression doit venir de l’enfant et non pas des programmes
  • Que l’enfant sait de quoi il a besoin si on lui laisse l’opportunité de faire des choix
  • Que l’enfant ne voit pas cela comme un travail, qu’il s’enthousiasme à chaque nouvelle découverte
  • Qu’on sous-estime les capacités des enfants
  • Qu’on ne peut plus les ranger par date de naissance comme des objets de fabrication 
  • Que chaque enfant apprend à son rythme et que c’est aux adultes de s’adapter 
  • Que l’enfant absorbe tout ce qu’il se passe dans son environnement et que l’adulte doit travailler sur lui-même: l’adulte veille à rester exemplaire.  
  • Que l’adulte doit avoir une foi sereine et solide en chaque enfant
  • Qu’avant de préparer du matériel pour les enfants, il faut d’abord se préparer soi
  • Qu’un enfant n’apprend pas s’il est stressé
  • Que l’adulte ne doit pas chercher à dominer les enfants pour imposer son autorité mais qu’il doit poser un cadre et permettre aux enfants d’être en sécurité affective
  • Comment fonctionne le cerveau d’un enfant
  • Que l’adulte doit prendre soin de lui 
  • Que l’adulte utilise les forces intérieures de l’enfant pour sa propre éducation 
  • Que nous devons faire équipe entre adultes pour permettre à chaque enfant de s’épanouir

Cela peut paraître utopiste mais ce changement est possible !

Je ne vous cache pas que je suis passée pour une extraterrestre et que je n’ai pas fait l’unanimité auprès de mes collègues. 

J’ai poursuivi dans cette voie pour découvrir la méthode de l’enfant et cette année je fais un DU en Neuroéducation. 

Si vous partagez ma vision de l’éducation, rejoignez-nous sur « Profs des écoles en route pour changer l’école. » 

https://www.facebook.com/groups/134128287926754

La prochaine fois, je vous parlerai de ma prise de conscience de la violence dans l’entrée du métier pour certains profs des écoles. 

Méthodes de recherche en neuroéducation

En parallèle de la lecture de ce livre : “les méthodes de recherche en neuroéducation” Steve Masson et Grégoire Borst, je prends des notes sous forme de sketchnoting pour faciliter ma compréhension et garder une trace agréable à relire.

Ces 4 sketchnotes ont pour titre:

  • les origines de la neuroéducation
  • la neuroéducation
  • choisir un type de design de recherche
  • choisir les outils de collecte de données

Je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage : “Méthodes de recherche en neuroéducation” Steve Masson et Grégoire Borst

La neuroéducation
Les origines de la neuroéducation

Choisir un type de design de recherche

Maintenir la motivation à apprendre

Après 15 longs échanges au téléphone avec des parents, j’ai pris conscience de plusieurs éléments qui me paraissent fondamentaux. 

De nombreux enfants perdent leur motivation au fur et à mesure de leur parcours scolaire et ceci pour deux raisons selon moi : 

  • soit ils ne sont pas en situation de réussite et se découragent. Pourquoi faire des efforts si cela ne m’apporte pas de bénéfice ? 
  • Soit ils étaient en situation de réussite mais le manque de sens, le manque de stratégies efficaces, le manque de corrections riches avec un feedback positif et le manque de travail adapté à leur niveau a fini par leur faire perdre leur motivation. 

Voici la définition de la motivation de Steve Masson, chercheur en neuroéducation et spécialiste de la motivation : 

« La motivation est la volonté d’agir pour atteindre un but malgré les efforts qui sont requis ».  

Avant de fournir un effort, on évalue la balance coût/bénéfice, autrement dit, le cerveau procède à une analyse coût (effort)/bénéfices. 

Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? 

Autrement dit “je suis prêt à m’investir (le coût) pour en tirer un certain retour sur investissement (les bénéfices)”. 

C’est l’équilibre de cette balance qui va être déterminant pour maintenir le fameux « vouloir apprendre ». 

Ce qui va favoriser l’équilibre de cette balance : c’est la réussite. 

D’où l’objectif du programme que je prépare : permettre la réussite de votre enfant pour maintenir sa motivation à apprendre. 

En effet, comme le souligne Steve Masson, de nombreuses études convergent vers l’idée que c’est la réussite qui provoque la motivation et non pas l’inverse. 

La plupart des parents qui m’ont contactée avaient des enfants haut potentiel. Je me suis demandée pourquoi plus les enfants HP que les autres. Je pense que cela vient du fait que ces enfants ont encore plus besoin de sens. Ils ne peuvent pas faire quelque chose s’ils n’en voient pas l’intérêt (ou très difficilement). 

Je pense que tous les enfants tireront des bénéfices du programme « Apprendre à apprendre » mais encore plus les enfants HP. 

Quand je parle de réussite, je ne fais pas référence uniquement aux bonnes notes mais au fait de développer de nouvelles connaissances et compétences et au plaisir d’apprendre. 

Autre élément important : Cette analyse coût/bénéfice repose sur un déterminant important : la croyance qu’il est possible de s’améliorer ou non. 

Et deux états d’esprits entrent en jeu :

  • un état d’esprit fixe : « je suis nul en maths, je serai toujours nul en maths »
  • Un état d’esprit dynamique : « j’ai des difficultés en maths mais je peux m’améliorer. »  

Mais votre enfant sait-il que son cerveau est plastique ? Sait-il que son état d’esprit conditionne sa réussite ? 

Pour cultiver un état d’esprit dynamique chez votre enfant, dans le programme « apprendre à apprendre », nous allons découvrir plusieurs piliers de l’apprentissage. 

L’objectif de chaque pilier :

  • renforcer son attention
  • Être plus engagé, curieux, enthousiaste
  • ne plus considérer les erreurs comme un frein à l’apprentissage mais comme une opportunité d’apprentissage et se tester à la maison pour entraîner la récupération en mémoire
  • S’organiser dans son travail pour consolider les apprentissages 

Ce programme en ligne a pour but de renverser le cercle vicieux (ça ne sert à rien, j’ai de mauvaises notes, je ne comprends pas, je me décourage, je travaille encore moins) en cercle vertueux (je découvre comment mon cerveau fonctionne et des stratégies efficaces, je les mets en place, j’ai de meilleurs résultats, je suis plus motivée, j’ai envie d’apprendre donc je travaille efficacement). 

Tous les enfants sont capables d’apprendre (à leur rythme) mais si on peut jouer sur leur motivation, on aura tout gagné. 

Rappelez-vous, la réussite provoque la motivation !

C’est ici pour vous inscrire avant le 15 décembre : 

Les récompenses extrinsèques et la motivation

Ce matin, j’étais en train de lire les échanges entre les participants de ma formation sur le chapitre “récompenses extrinsèques et la motivation ” et quand j’ai lu le message de Vanessa, j’ai eu envie de vous partager mes émotions. 

Voici son message : 

“Merci pour ce partage extrêmement intéressant. C’est vraiment passionnant. 

Depuis que j’ai commencé cette formation, je lis tellement et je m’informe tellement que mon mari me voit comme une espèce d’ordinateur qui est sans cesse en activité et au travail. J’essaye de lui faire connaître qqs moments qui pourrait l’intéresser et là, le passage sur l’adolescence a été un nouveau moyen de vivre cela ensemble !”

Je me sens si joyeuse de voir que ma formation a un impact aussi fort. 

Les récompenses extrinsèques et la motivation

Et en relisant ce chapitre sur : les récompenses extrinsèques et la motivation, d’où venait le message de Vanessa, je me suis surprise moi-même. 

J’ose le dire, je suis fière du travail que j’ai réalisé. 

Dans notre société, on n’ose pas dire : je suis fier/fière de moi. 

Même si cela est inconfortable de l’affirmer, je vais vous expliquer pourquoi je suis fière du travail accompli. 

extrait de la formation

Pour ce chapitre « les récompenses extrinsèques et la motivation », j’ai mêlé les propos d’Angeline Stoll Lillard, de Maria Montessori et de Catherine Gueguen. Et je vous engage pour que vous ne lisiez pas passivement ce document. Avant de citer les deux types de récompenses, je vous invite à vous interroger, à entraîner votre récupération en mémoire. 

Je cite plusieurs études sur ce sujet puis je parle brièvement de ma propre expérience et je vous invite à réfléchir et partager vos propres expériences. 

Delphine a souligné la phrase : « l’attente de récompenses et d’évaluations perturbe également la résolution de problèmes » et a partagé une expérience personnelle. 

Vous pouvez rebondir sur le message d’un autre apprenant. Cet apprentissage entre pairs est très enrichissant. 

À plusieurs reprises, je vous invite à vous engager activement, à formuler des hypothèses et à comparer vos hypothèses avec les informations que je fournis. 

Cela ne vous rappelle pas les 4 piliers de l’apprentissage ? 

Comprendre le cerveau pour favoriser la motivation

Je poursuis ensuite avec les travaux de Steve Masson en vous proposant une de ses vidéos : comprendre le cerveau pour favoriser la motivation. 

J’ai formulé 13 questions auxquelles vous devez répondre avant de regarder la première partie. Puis ensuite, vous regardez la vidéo pour compléter vos réponses et recevoir un feedback immédiat et neutre. 

Puis j’ai ajouté 13 autres questions pour la 2ème partie de la vidéo. 

Pour lutter contre l’oubli, je vous invite à vous créer des flashcards avec ces 26 questions et je vous explique comment vous tester. 

Mon but est que vous vous questionniez et que vous reteniez ces nouvelles informations. 

La métaphore de la forêt

Connaissez-vous la métaphore de la forêt ?

La première fois que vous entendez parler d’esprit dynamique, d’esprit fixe, de dopamine, c’est comme si vous traversiez une forêt sauvage où aucun chemin n’a été tracé. Vous progressez lentement et difficilement à cause de la végétation d’un point A au point B. 

Au cours de votre apprentissage, vous allez vous créer un petit sentier plus dégagé et vous progresserez plus rapidement et plus facilement. Vous consolidez au fur et à mesure vos nouveaux apprentissages. 

J’ai conçu ce chapitre “récompenses extrinsèques et la motivation” et toute cette formation en ayant cela en tête. Et ce n’est pas en seulement 30 heures ou 40h que vous pourrez vous construire des petits sentiers ou même des routes à travers la forêt. 

Une formation pour révolutionner l’école

Le chapitre sur les récompenses extrinsèques et la motivation est un exemple parmi tant d’autres. J’ai appliqué cette démarche pour chaque chapitre, sans oublier les quizz avant et après chaque vidéo.

Cette formation qui mêle les travaux de Maria Montessori et les neurosciences a déjà changé la vie de nombreux enseignants et de nombreux enfants. 

Je trouve cela exaltant ! Je brûle d’impatience de la compléter avec de nouveaux apports (je fais un DU en Neuroéducation à l’université de Paris cette année) et de lire vos nouvelles réflexions, vos questions et vos échanges. 

Ma vie familiale est loin d’être toujours simple avec le handicap de ma fille, j’essaie de tout donner pour qu’elle puisse un jour marcher et avoir un petit peu d’autonomie mais la vie m’a fait un beau cadeau un an après sa naissance : découvrir l’héritage de Maria Montessori et m’offrir l’opportunité d’être passionnée et de prendre un plaisir fou chaque jour. 

Google n’a pas envie de mettre en avant ma formation, mon podcast et mes articles (je ne tape peut-être pas les bons mots-clés) mais le bouche à oreille finira par être bien plus puissant et ensemble, nous participerons à cette révolution éducative.